24 février 2010, Un Commentaire
Voilà ce que c’est que de s’absenter une semaine.
Cinq jours de tournage en terres corréziennes, de belles rencontres, des péripéties, du temps passé avec des gens, loin du web.
Et pourtant le clavier m’a démangé. Les sujets n’ont pas manqué.
Agacée j’étais devant cette mise en scène obscène dont seuls les Etats-Unis ont le secret.
Tiger Woods faisant son mea culpa devant les caméras. Après avoir trompé sa femme il trompe son monde. Ce n’est pas sa confiance qu’il veut reconquérir mais bien évidemment celle de ses sponsors.
Mascarade médiatique qui a fait le tour des écrans du monde, même le Dalaï-Lama y est allé de son conseil de sage au golfeur repenti.
La foi, voilà le secret pour « l’auto-discipline ». Pas sûr que cela lui suffise. Pas sûr non plus que ce soit sa prétendue « addiction sexuelle » le problème.
De l’énervement encore en apprenant que l’info avait un prix : 10 millions d’euros dépensés jusqu’à présent pour tenter de libérer les deux journalistes enlevés en Afghanistan, selon le chef d’état-major des armées.
La direction de France Télévisions s’interroge sur la pertinence d’une telle déclaration, ils ne sont pas les seuls…
Cette semaine où l’Islam s’invite de nouveau dans le débat sous la forme d’un hamburger.
Un Quick de Roubaix ne propose plus que de la viande hallal, le maire crie au scandale.
Moi ce qui m’a frappé c’est que la version classique au bacon a l’air tout aussi immangeable que la version hallal à la dinde fumée.
N’y voyez pas une prise de position communautariste, la marque ne fait que surfer sur un marché qui fait recette.
Et Total qui n’en finit pas de faire des bénéfices. Et licencie. Des salariés qui bloquent les raffineries. Des automobilistes bientôt privés d’essence ?
S’il faut en passer par là pour s’apercevoir que quelque chose ne tourne pas rond ça vaut bien quelque pompes à sec.
Pendant ce temps-là la disparition à 90 ans de Walter Frederick Morrison, l’inventeur du frisbee, est passée totalement inaperçue.
Voilà c’est ça l’info vue dans le rétro une semaine après, ça fait aussi mal qu’un retour de frisbee dans la figure.
11 février 2010, Aucuns Commentaires
Impossible que vous soyez passé à côté, un buzz venant de Public Sénat c’est pas tous les jours !
Je taquine d’autant plus volontiers que c’est ma chaîne de cœur (dommage qu’il y ait besoin de ce genre de polémique pour que les autres médias s’y intéressent, bref).
Nicolas Totet lui se serait bien passé de ce statut d’homme le plus plaint de la semaine.
En le voyant perdre pied devant le secrétaire général de l’UMP on ne peut s’empêcher de souffrir avec lui.
Petit rappel des faits : l’émission est tournée à Saint-Quentin en Picardie, terre de Xavier Bertrand.
Comme pour chaque numéro de « Terrain politique » (pour le coup je peux vous en parler, je bosse sur le prochain) un journaliste de la presse locale est convié pour poser ses questions à l’invité politique, lui aussi du coin.
Lorsqu’on n’est pas un habitué des plateaux télé -ce qui est visiblement le cas du journaliste du Courrier Picard qui passe son deuxième oral télévisuel- c’est la première question la plus difficile, celle qui conditionne tout le reste de l’interview.
Celle qui vous met en confiance ou vous déstabilise.
L’intervention est maladroite, la question malvenue. Nicolas Totet évoque le cancer du sénateur-maire Pierre André et pose le problème de sa succession.
Les yeux de Xavier Bertrand se transforment en mitraillettes. Deux minutes de tirs frontaux. Le journaliste ne se relèvera pas.
On apprendra plus tard que les deux figures locales, le politique et le journaliste, ont réglé devant les caméras un différend bien local lui aussi.
Une histoire de copinage, de journaux concurrents, d’article peu amène.
Ce que je retiens de cette humiliation télévisée est ailleurs.
Enregistrée le 16 janvier l’émission a été diffusée dès le lendemain (au lieu du 19 janvier, comme prévu initialement).
Le journal L’Express sera le premier à rendre compte de cette passe d’armes entre Xavier Bertrand et Nicolas Totet, ou plutôt de ce tir de Bertrand sur l’ambulance Totet.
Ce n’est que le 1er février que l’accrochage débarque en une du blog de Morandini, un site qui fait toujours la pluie et le beau temps de la blogosphère.
La machine est lancée. Les médias s’emballent. Canal +, lepost.fr… et même Le Figaro et Le Monde (et bien d’autres) relaieront l’info.
Il a suffi d’un Morandini qui s’intéresse à la chaîne parlementaire pour que l’info circule.
Comme dirait Gilles Leclerc : « Grâce à Public Sénat tout arrive ».
Dommage que ce ne soit pas pour le contenu des 56 autres minutes de l’émission, dommage que ce soit à cause d’une humiliation publique.
1 février 2010, Aucuns Commentaires
Et à part de la truffe, des cèpes et du confit de canard ils n’auront que Facebook et Twitter à se mettre sous la dent.
Le régime sec de l’info durera toute la semaine, vendredi les cinq cobayes retrouveront leurs apports journalistico-nutritionnels habituels :
-Au réveil : une bonne dose de France Inter
-Dans le métro : quelques clics sur lemonde.fr et rue89 depuis son Iphone
-A la machine à café : Le Parisien (le sien, histoire d’être sûr d’en avoir un sous la main à la conférence de rédac du matin)
-10h-13h : zapping sur BFM TV, I-Télé et errances facebookiennes
-13h pétantes : le 13h de France 2
-14h-20h : la même chose qu’entre 10h et 13h
-20h : la grand- messe de Pujadas
-de 20h35 au coucher : la même chose qu’entre 10h et 13h et qu’entre 14h et 20h
Bien sûr il existe quelques variantes à cette journée type : rien n’empêche de remplacer Inter par Europe 1, RTL ou RMC et Elise Lucet par Jean-Pierre Pernaut.
Mais il est déconseillé à tout journaliste d’avouer à ses collègues que son maître à penser s’appelle Jean-Jacques Bourdin, au risque de n’avoir personne à qui parler à la machine à café.
Revenons-en au Périgord. Sans y aller.
J’ai moi-même voulu tenter l’expérience dans un huis-clos sur rails.
Le TGV Saint-Etienne-Paris de 10h14 ce lundi matin, arrivée initialement prévue à Paris gare de Lyon à 12h57. C’était avant que le contrôleur ne nous annonce un « dérangement de signalisation à proximité de Mâcon », retard estimé : 30 à 40 minutes.
Voilà ma seule information de l’extérieur.
L’info venant de mes réseaux sociaux est moins obscure que celle des chemins de fer.
Sur Facebook vers 10h c’est justement « le huis clos sur le net » qui fait parler de lui (comme quoi mes amis sont à la page). En « Une » également la neige qui tombe à gros flocons (je soupçonne certains de mes contacts d’être des inconditionnels de Pernaut, manquerait plus qu’ils soient journalistes !).
A 11h les premières annonces de concerts et autres invitations à des apéros festifs commencent à affluer mais abondent aussi des statuts suicidaires ou meurtriers, normal c’est lundi !
Je n’apprendrai pas grand-chose si ce n’est que les Etats-Unis vont reprendre les évacuations de blessés haïtiens, c’est bien parce que je suis « friend » avec France 24…
Sur Twitter y a forcément plus d’infos, fréquence des tweets oblige.
On y parle du « huis clos sur le net », bien sûr, de la neige, du hand, des régionales, des Grammy Awards, de Total qui ferme une usine malgré des bénéfices indécents.
J’apprendrai grâce au Monde que l’hôtellerie est en crise, que le e-commerce est en plein boom, qu’il y a eu un énième attentat en Irak.
Autres sources, autres infos : les votes pour élire « le plus beau cul du monde » sont (enfin !) ouverts et Depardieu apporte son soutien à Georges Frêche. Pour cette dernière info je ne veux pas trop m’avancer, la communauté espiègle de Twitter a promis de pimenter l’expérience des cinq journalistes reclus en tweetant n’importe quoi pendant une semaine… C’est peut-être leur première déconnade, non ?
En tout cas au bout de trois heures je peux déjà la tirer la conclusion de leur huis clos : sur les réseaux sociaux il est important de bien choisir les personnes qui nous informent et de savoir démêler le vrai du faux. CQFD.
26 janvier 2010, 4 Commentaires
C’était pourtant bien parti.
Jean-Pierre Pernaut le pédago nous explique comment ça va se passer. C’est du jamais vu : 11 Français – sélectionnés par des journalistes de TF1 qui les ont déjà interviewés dans leurs reportages – vont pouvoir poser au Président les questions qui les taraudent, je dirais même plus qui les « tarabustent », dixit Télérama.fr.
[Tarabuster (verbe transitif) : troubler par des importunités, tourmenter.]
Le chômage, c’est ce qui importune Nathalie, 26 ans, bac+5, sans emploi. Nicolas la rassure : oui bon ok elle a pas de travail mais l’essentiel c’est quand même que la France se porte mieux que ses voisins européens, non ? Faut arrêter de se regarder le nombril ! Et puis la solution au chômage de Nathalie elle est très simple c’est la croissance. (Et dire qu’elle y a pas pensé !)
Oui mais voilà Nathalie elle s’en fout elle de la croissance, elle préfèrerait que ce soit son porte- monnaie qui grossisse.
Mais pas le temps de s’appesantir sur le chômage les sujets de préoccupation ne manquent pas et le temps est compté : ils ont quand même fait sauter la pub à TF1, de peur que le téléspectateur ait le temps de zapper et de s’apercevoir qu’en face il y avait du lourd : Jack Malone et Dark Vador réunis. Face au sabre laser même avec un Taser Nico fait pas le poids.
Jean-Pierre Pernaut va très vite regretter de donner la parole au 2ème intervenant : Pierre Le Menahes, syndicaliste, ouvrier automobile, un anneau à chaque oreille et beaucoup de franc-parler.
Il prend à parti Nicolas Sarkozy, n’hésite pas à lui dire à quel point il désapprouve sa politique.
Le Président ne se démonte pas. S’ensuit alors une prise de bec sur le syndicalisme et sur les salaires exorbitants des dirigeants et des footballeurs.
Le débat dérape. Jean-Pierre Pernaut ne maîtrise pas grand chose.
Et sa petite main discrète sur l’épaule du syndicaliste n’y change rien, Pierre Le Menahes compte bien profiter de son temps de parole et même de celui des autres.
Le président accepte la confrontation.
Il est plus de 21h30, l’émission devrait déjà être terminée et pourtant 5 personnes n’ont toujours pas pu poser leur question.
Qu’à cela ne tienne, Nicolas Sarkozy s’octroie 50 minutes de rab (après tout il est ici comme chez lui). Et Bernadette, employée payée au SMIC avec trois enfants à charge, ne restera pas avec sa question sans réponse, le Président y tient, il a bien 5 minutes à lui accorder avant de retourner à sa réalité, bien éloignée de celle de ces 11 Français et de tous les autres.
Au bout de deux heures plus de problèmes que de solutions.
Peu importe. Les vraies inconnues ce soir ce sont les audiences et les parts de marché de TF1.
Ah bon c’est pas ça qui parle aux Français ?
20 janvier 2010, Un Commentaire
C’est quoi ces mots barbares ? Si vous ne les avez jamais eu sous les yeux c’est que vous faites partie de cette population trop vieille ou trop jeune pour se faire vacciner, bref vous n’êtes pas une priorité pour Roselyne.
D’ailleurs en parlant d’elle, Madame la Ministre de la Santé vient tout juste de m’écrire, pour me rassurer : « la qualité, la sécurité et l’efficacité des vaccins utilisés ont fait l’objet d’une évaluation rigoureuse de la part des autorités sanitaires, dans le cadre des autorisations de mise sur le marché ».
Et même que si je veux choisir la marque de mon vaccin comme si c’était une nouvelle paire de chaussures je peux choisir l’un des deux modèles Sanofi : « Humenza » et « Panenza », l’une des deux nouvelles créations de Novartis : « Focetria » et « Celtura » et si je préfère un vaccin qui n’a pas un nom de pizza il me reste « Pandemrix » (rien que le nom ça fait trop peur et si je m’appelais H1N1 c’est sûr je ferais ma mutation ailleurs) ou « Celvapan » (pan le virus, il est mort)…
Si après que je vous ai dit ça vous n’avez toujours pas envie de vous faire vacciner alors là je ne vois pas bien ce que je peux vous dire de plus.
Que le virus est virulent et que si vous ne le faites pas pour vous faites-le au moins pour les autres ?
Oui mais là ça marche plus, comme moi vous avez entendu que l’épidémie était passée et qu’elle n’avait même pas attendu que vous ayez reçu votre bon de vaccination.
Et puis si on l’a pas eu ce fameux bon c’est bien que nous on est au-dessus de la grippe A, même pas peur d’abord !
Et puis d’ailleurs ce vaccin on n’en veut pas donc ça tombe bien finalement.
Sauf que maintenant Roselyne elle en a plein les bras des vaccins, plusieurs dizaines de millions, et en attendant une deuxième vague épidémique on en fait quoi de ce surplus périssable ?
A vôt’ bon cœur pays amis : 6,25 euros l’Humenza, 7 euros le Pandemrix, 9,34 euros le Focetria, 10 euros le Celvapan ! Tout doit disparaître !
Y en a pour tous les goûts, pour toutes les bourses…
Et pour les pays qui n’ont pas les moyens de se les payer, un petit geste Roselyne ?
15 janvier 2010, 3 Commentaires
Noir, rose, violet, beige, rouge et jaune à petits pois….
La semaine dernière les filles ont annoncé la couleur sur Facebook. L’objectif était de faire ça discrètement entre nous sans que les hommes ne comprennent de quoi il retournait. Mais ils ont vite découvert le pot aux roses et compris qu’il s’agissait plutôt d’un soutif rose.
A l’origine de ce buzz se cacherait une bonne cause, celle de la lutte contre le cancer du sein.
Plutôt que d’afficher des poitrines nues sur des panneaux publicitaires 4 par 4 demandons aux femmes elles-mêmes d’afficher des statuts suggestifs sur le net.
Mais cette explication n’est pas totalement avérée.
D’ailleurs les filles qui ont dévoilé la couleur de leurs sous-vêtements ne savaient même pas qu’il pouvait y avoir une bonne cause cachée derrière cette chaîne mondiale, elles ont juste eu envie de rigoler un peu et de faire tourner les garçons en bourrique.
Les garçons qui, pour montrer qu’on la leur faisait pas à eux et qu’ils avaient très bien compris le petit jeu des filles, ont eux aussi révélé la couleur de leurs caleçons, slips et boxers, sans même qu’on ne leur ait rien demandé nous ! Tant mieux ce fut très instructif…
D’autres, moins joueurs, ont immédiatement créé des groupes sur le réseau social, des messages aux filles pour leur dire qu’ils préféraient voir que croire et que le plus important était ce qu’il y avait en-dessous du soutien-gorge, certains ont même mis les filles au défi d’annoncer plutôt leur tour de poitrine, chiche ? Pas vraiment, le lendemain aucun 90C ou 85A n’apparaissaient dans les statuts féminins…
Mais le plus important dans cette histoire n’est pas de savoir qui se cache derrière ce buzz mais plutôt de constater la vitesse incroyable, légèrement inquiétante même, à laquelle l’info s’est propagée sur le net.
Un outil marketing inespéré pour les marques. Ma sœur « marketeuse » m’a suggéré qu’à l’origine de tout ça il ne serait pas étonnant de trouver une marque de lingerie.
Facebook, un moyen simple pour elle de faire un sondage mondial, gratuit et rapide pour connaître les habitudes des filles en matière de sous-vêtements.
Parmi mes amies facebook beaucoup de noir… La marque pourrait se dire du coup « tiens proposons-leur de changer pour plus de couleur ou bien élargissons notre gamme classique », après moi je suis loin d’être marketeuse et bien incapable d’interpréter les résultats d’une enquête telle que celle-ci.
A quand la prochaine campagne d’affichage ? Les filles se feront-elles avoir une nouvelle fois ?
Il semble que non. Un mouvement a été lancé pour qu’elles postent le numéro de leurs sous-vêtements : 1 = string, 2 = boxer, 3 = bikini, 4 = grand-mère, 007 = commando, comprenez sans culotte (sous le pantalon…lailailailai), mais la sauce cette fois ne prend pas, du moins pas parmi mes connaissances.
La récréation est terminée. L’enquête marketing sabordée.
9 janvier 2010, Aucuns Commentaires
Un mot barbare que je viens d’inventer pour qualifier cette tendance de certains journalistes à se prendre pour des réalisateurs de cinéma.
Une fois n’est pas coutume, cette semaine un sujet de TF1 a fait parler de lui… (si vous êtes passés à côté et que vous ne voulez pas rester dans l’ignorance (vous n’êtes pas non plus obligés) suivez le lien : http://videos.tf1.fr/jt-we/montagne-les-stations-familiales-se-portent-bien-5619458.html)
Une prouesse technique ou le choix de la facilité ?
Pour réaliser ce reportage il a fallu briefer les figurants…euh pardon, les personnes interviewées, et répéter de nombreuses fois, d’ailleurs les intervenants qui se sont prêtés à l’exercice de bonne grâce ne sont pas forcément très à l’aise devant l’objectif.
Vous me direz certains ne le sont pas non plus dans un reportage « classique », même si la prise gardée est la meilleure des cinq qui ont été tournées et même si le travail de montage essaie de dissimuler un peu le manque de spontanéité.
Réaliser un plan séquence demande une certaine préparation, une réflexion en amont sur le tournage, ce qui manque souvent dans les reportages télévisés, faute de temps.
Faut-il pour autant tomber dans ce travers de la mise en scène à outrance ?
TF1 tend le bâton (de ski) pour se faire battre par ceux qui accusent les médias de manipuler l’information, de scénariser la réalité.
Ceux-là mêmes qui estiment que les participants à des jeux de téléréalité peuvent prétendre à une rémunération considérant comme un travail le fait d’être soi-même, ou du moins fidèle à l’image que la production voudrait soi-disant donner de vous.
Mais l’information n’est pas du divertissement. Choisir de mettre en avant certains aspects de la réalité plutôt que d’autres, pour les besoins du suspense et donc de l’audimat, est tolérable dans un jeu.
Insupportable en revanche dans un journal télévisé de travestir à l’envi des faits réels.
Pour autant un sujet ski doit-il être pris si sérieusement qu’on s’inquiète de son traitement en images ?
D’accord, le travail du monteur n’a pas été très violent ce jour-là, d’accord cette façon de faire pose question. C’est d’ailleurs très sain que ce reportage fasse débat.
Mais les journalistes le savent bien, rien de plus laborieux à réaliser qu’un sujet marronnier du type « il fait beau » ou « il neige »… Un exercice de style périlleux.
Alors pourquoi ne pas renouveler le genre ? Réussi ou non, les journalistes de TF1 ont au moins eu le mérite d’essayer.
1 janvier 2010, 5 Commentaires
Tout jeter ou too much jeter ?
Pour accueillir la nouvelle année j’ai décidé de faire table rase de 2009.
Le grand ménage a commencé avec une petite purge de mes « friends » added ces derniers mois sur facebook, ceux à qui vous dites oui ok on est amis si l’on peut appeler ami celui qu’on a croisé 5 minutes en conférence de presse hier, celui avec qui on a échangé quelques mots à une soirée d’amis d’amis samedi dernier ou celui qui a assez d’amis en commun avec vous pour se considérer comme le vôtre.
La mise en application moderne du célèbre adage « les amis de mes amis sont mes amis » mais alors comment devenir l’ami des ennemis de nos ennemis puisqu’il n’y a pas de telles listes ?
Je m’égare.
Pour les vêtements j’ai une technique redoutable, sont à jeter :
1) Les vêtements dont j’ignorais même l’existence, c’est moi qui ai acheté ça ? mais quand ? pour quelle raison étrange ?
2) Ceux que je n’ai pas portés une seule fois l’année écoulée – même pas pour faire le ménage – ça montre bien que je peux m’en passer aussi l’année prochaine
3) Ceux auxquels je donne un répit d’une année sur l’autre, n’arrivant pas les à jeter, allez ce haut que je mets tous les étés depuis la 4ème cette année c’est décidé j’en fais le deuil et je passe à autre chose !
Pour les papiers c’est plus délicat…Je suis beaucoup plus nostalgique de mes brouillons de sujets télé écrits en 2005 que de mes vieilles baskets trouées depuis la même année.
Mais soyons lucide cela va vite devenir ingérable…alors ok pour jeter ce rapport assorti d’un powerpoint intitulé « Evolution du niveau de pollution des sols en région Poitou-Charentes 1982-2009, enjeux et perspectives » (celui-ci est bien entendu fictif, enfin j’espère…).
Impossible en revanche de ne pas garder mes tout premiers dossiers de presse de mes tout premiers reportages, il y 5 ans déjà…
Mais jusqu’à quand ? Y-a-t-il un moment, une sorte de date de péremption à partir de laquelle nos débuts n’ont pour nous plus aucune importance ?
L’expérience accumulée fait-elle oublier le chemin parcouru ?
Quoi qu’il en soit on ne regrette jamais de ne pas avoir jeté son cahier de texte (oui moi aussi cela faisait longtemps que je n’avais entendu ce mot) de 6ème juste pour le plaisir de relire les mots des copines écrits en rose, orange et violet…
Tout comme on ne regrette jamais de l’avoir jeté car si on se rappelle seulement qu’il existe c’est bien parce que l’on retombe dessus des années après.
24 décembre 2009, 5 Commentaires
Qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter?
C’est le premier billet, il s’agit de pas se planter.
En cette fin d’année les sujets ne manquent pas : identité nationale, lipdub de l’UMP, réchauffement climatique… mais c’est en tombant sur une nouvelle beaucoup plus révolutionnaire que j’ai trouvé l’inspiration.
Dorothée est de retour.
Vous avez bien lu, elle revient sur scène à l’Olympia en avril 2010.
Il paraît qu’elle va chanter 15 nouveaux titres, et bien non sa carrière ne s’est pas arrêtée avec les chaussettes rouges et jaunes à petits pois…
Ce qui m’a fait penser à ce coup de vieux pris pas plus tard que cette semaine lorsqu’aux 25 ans télévisés du top 50 (et oui 25 ans !) j’ai eu la stupeur de voir que Kaoma, la chanteuse de la lambada, oui ce tube de l’été sur lequel vous vous êtes vous aussi trémoussé, avait les cheveux blancs.
Je sais j’aurais du vous ménager un peu plus avant de lâcher cette nouvelle comme une bombe.
Je voulais vous parler peur de vieillir et nostalgie de ces trentenaires – moi y compris – qui se pressent aux soirées revival 90’s et connaissent encore par cœur les tubes d’East 17, 2 Unlimited et autres Spice Girls, ok là je parle de moi, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une mémoire sélective et surtout qualitative !
Bref non finalement je ne vous parlerai pas du fait que je suis passée de ce côté obscur, celui des gens qui peuvent dire de filles de 15 ans qu’ils se souviennent de leur naissance comme si c’était hier. Ces gens-là je les détestais quand j’avais leur âge.
Ma résolution de 2009 : accepter 2010 comme elle est, et ne pas penser à ce compteur qui semble s’emballer de plus en plus rapidement d’année en année.