19 juin 2010, Aucuns Commentaires
S’enflammer pour des histoires de décibels ou de bouts de tissus de trop, de l’énergie bien mal dépensée.
Un voile en chasse un autre, lorsque ce n’est pas celui d’une conductrice c’est celui d’une présentatrice.
Je suis étonnée qu’on ne propose pas une loi pour interdire aux journalistes de s’adapter aux coutumes du pays dans lequel ils se rendent.
Porter le voile, comme toutes les femmes en Iran, cela s’appelle du respect.
Tout simplement.
Cela ne veut pas dire adhérer au régime politique du pays.
Plus choquant que Laurence Ferrari qui porte le voile, le discours d’Ahmadinejad, non ?
Apparemment pas.
Et voilà qu’aujourd’hui ce qui agite nos ondes, nos télés et nos journaux ce sont les vuvuzelas.
Je ne sais pas s’il y a dans l’histoire un autre exemple d’un mot inconnu de tous un jour, sur toutes les lèvres le lendemain. Internet ? GSM ? Al Qaida ?
La coupe du monde se joue en Afrique du Sud, il ne faut pas s’attendre à ce que les supporters jouent de la flûte de Pan.
Le son de ces vuvuzelas dérangent nos oreilles tout comme le voile dérange nos yeux d’européens à l’esprit étriqué.
La polémique est saine, du moment que sa raison en vaut la peine.
On préfère épiloguer sur les gros mots d’un joueur de foot auprès de son entraîneur plutôt que s’interroger sur ceux tenus par un ministre.
S’indigner d’un voile plutôt que d’essayer d’améliorer le quotidien des Français.
Le son des vuvuzelas nous empêche d’entendre le bruit des sans-papiers qui ont obtenu des avancées dans leur demande de régularisation après trois semaines de lutte, le mécontentement des syndicats face à la réforme des retraites, la détresse des sinistrés de la région de Draguignan.
25 morts et sans doute plus dans des inondations, 53 en février après le passage de la tempête Xynthia.
Cela se passe en France, en 2010.
Un pré-rapport du Sénat rendu public le lendemain des inondations (hasard malheureux du calendrier) constate que les conséquences de Xynhia ont été
« aggravées par de graves défaillances* dans l’anticipation du risque de submersion marine. Et ce dans toute la chaîne de gestion du risque* : une prévision* qui n’a pas permis d’anticiper correctement les risques à terre ; une vigilance* insuffisamment opérationnelle ; une prévention* insuffisante du risque de submersion marine ; une occupation des sols* exposant au risque d’inondation ; une gestion des digues* critiquables. » [*en gras dans le communiqué du Sénat]
Quand on sera de nouveau scandalisé par ce genre d’informations je reprendrai sans doute goût à la polémique.
18 mai 2010, Un Commentaire
Un jeune de 20 ans meurt en rentrant d’un apéro géant. C’est la faute de Facebook, forcément.
Et comme on ne peut pas interdire Facebook, bah oui nous sommes en France tout de même, les libertés individuelles tout ça… Faisons donc une loi pour interdire les apéros géants.
C’est vrai qu’il y a encore trop de convivialité dans ce pays quoi qu’on fasse pour miner le moral des Français.
Les jeunes eux n’ont pas attendu Facebook pour se réunir, boire de l’alcool et parfois en abuser.
Qu’il y ait 8 000 personnes qui boivent ensemble ou 10 le résultat peut être le même : de la violence, des accidents, des hospitalisations.
Faut-il pour autant laisser s’organiser de tels rassemblements sans surveillance ? Je ne pense pas.
Rien de secret dans l’organisation de ces apéros, si des millions de gens en sont informés les préfectures peuvent l’être aussi, non ?
Mais pour elles il faudrait que tout soit fait dans les règles, il faudrait que l’« organisateur » poupouille54 (un pseudo ridicule comme un autre, toute ressemblance avec une personne existante est fortuite).
Que le lanceur de défi, donc, signale auprès de la préfecture de police de la ville qu’il/elle invite ses amis virtuels et tous ceux qui le souhaitent à se rassembler tel jour, à telle heure, à tel endroit.
C’est n’avoir rien compris au principe même de ces apéros géants spontanés lancés comme des défis en mode « chiche on se donne rendez-vous là-bas à telle heure ».
Sans leader ni vrai responsable.
Ce que les flashs mobs ont fait bien avant les apéros Facebook sans susciter une telle polémique.
La seule différence : l’alcool. Ce serait donc ça le vrai problème.
C’est sûr l’alcool tue, comme la cigarette et la voiture.
En interdisant tout ce qui reste de convivialité, de spontanéité, de libertés (et je ne parle pas seulement des apéros Facebook qui sont loin d’avoir le monopole du «s’amuser ensemble ») pas sûr qu’on n’incite pas à la surenchère.
Tiens si on allait à un apéro géant en voiture en roulant à 53 km/h dans Paris vêtu d’un voile qui limite notre visibilité mais pas notre ouverture d’esprit. Chiche ?
20 avril 2010, Aucuns Commentaires
Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive pas à compatir avec les 40 cardiologues coincés à l’aéroport de Jérusalem, ni avec tous les autres Français dont les plans de retour de vacances sont contrariés par un méchant nuage islandais.
Facile à dire lorsqu’on n’est pas directement touché. Evidemment moi aussi ça m’aurait légèrement énervée de voir ma semaine de congés prévue depuis deux mois à l’autre bout du monde annulée pour cause d’éruption volcanique. C’est sûr. Je le reconnais.
Je trouve quand même assez ironique la façon dont un simple phénomène naturel contrarie toutes nos petites habitudes d’homo surdeveloppus.
Il fut un temps où l’avion n’existait pas et où il fallait des semaines pour rejoindre l’Amérique en bateau.
Sans être pour le retour à la bougie et à la lessive à la main dans une rivière il faut tout de même reconnaître que ne pas pouvoir prendre l’avion pendant quelques jours ce n’est pas la fin du monde.
Ah oui c’est sûr ça coûte cher aux compagnies aériennes. 150 millions par jour pour les compagnies européennes, pire que le 11 septembre disent-ils.
C’est bizarre mais je n’arrive toujours pas à trouver ça si terrible.
On aurait été trop précautionneux disent certains, qu’est-ce qu’on n’aurait pas entendu si un avion s’était crashé en plein vol : « Faire passer l’économie avant les vies humaines, proprement scandaleux ! ».
Et en cinq jours combien de tonnes de pétrole économisées ?
Très Grenelle de l’environnement ce volcan finalement.
Comme la taxe carbone est annulée, la nature trouve un autre moyen de s’indemniser. On la comprend.
Pas de progrès sans conséquences on a tendance à l’oublier, la nature est là pour nous le rappeler. Et dans un sens tant mieux.
Et si l’éruption durait vingt ans et qu’on ne pouvait plus jamais se déplacer en avion ? La vie ne s’arrêterait pas pour autant.
On redécouvrirait le plaisir de prendre le bus ou le train, de voir défiler le paysage, de se plonger en soi-même. De prendre la mesure des distances.
J’ai toujours trouvé brutal de rentrer de trois semaines de vacances en 2 ou 3 heures porte à porte. Pas le temps de digérer, de réaliser, de rassembler ses souvenirs.
Et si c’était l’occasion de prendre son temps, de rater le métro, de ne pas pester contre le feu vert qui passe au rouge, de prendre le bus même si c’est plus long, d’attendre à un rendez-vous sans frénétiquement regarder son portable toutes les 5 minutes.
Après tout il n’y a pas eu mort d’hommes.
Parce que justement pour une fois on s’est adapté à la nature et non l’inverse.
5 avril 2010, Un Commentaire
Ah Pâques ! Ses messes, ses chocolats, ses cloches et ses promus de la Légion d’honneur…
Cette année, comme d’habitude, des anciens politiques, des anciens fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des artisans, des artistes, des résistants et… Mireille Dumas.
Revenons à la mission première de cette distinction :
La Légion d’honneur est la première haute décoration instituée après la Révolution française. Elle récompense, en un grand brassage national, les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs d’activité du pays. (*)
Alors je veux bien reconnaître des mérites de journaliste-intervieweuse ès vie personnelle des célébrités à Mireille Dumas mais en quoi son rôle est décisif pour la société ? Je ne vois pas.
Ah si elle évite aux stars de se payer une psychothérapie, sympa !
Bon j’arrête avec Mireille Dumas, si on parle d’elle c’est parce que les journalistes ont jugé utile de la mentionner parmi les quelques 800 promus, mais elle ne mérite pas l’opprobre pour autant. Après tout elle n’a rien demandé.
[NDLise : La Légion d'honneur ne se demande pas mais peut être proposée par un tiers]
Pas plus que Daniela Lumbroso. Elle aussi en avait pris plein son grade lors de la promotion de janvier.
Je me demande simplement si cette décoration a encore du sens aujourd’hui.
A l’origine, au lendemain de la Révolution, les « armes d’honneur » distinguaient « les soldats ayant accompli une action d’éclat ».
C’est Bonaparte qui en 1802 a jugé utile de créer une distinction pour militaires ET civils.
[Désolée pour cette parenthèse historique mais elle est importante.]
Au XXème siècle de nouveaux titres de nomination sont créés pour saluer le courage et l’héroïsme des combattants des deux guerres mondiales.
Les femmes furent de plus en plus nombreuses à être promues : en 1937, elles étaient 3000. La poétesse Anna de Noailles fut la première femme commandeur en 1931. Colette fut elle promue grand officier peu de temps après la maréchale Lyautey en 1953.
Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la nièce du général, résistante, déportée, engagée dans la lutte contre la pauvreté fut la première femme grand-croix de la légion d’honneur en 1997. C’est elle qui fut l’instigatrice de la première loi sur la pauvreté en France en 1998. (*)
C’est sûr le CV de speakerine à côté fait un peu tâche.
Dans une lettre du 11 juillet 2008 Nicolas Sarkozy rappelle l’importance de récompenser « les citoyens qui servent notre pays avec le plus de détermination, d’efficacité, d’abnégation, de sens de l’intérêt commun » (*)
Le sens de l’intérêt commun pour Simone Veil, je n’ai pas trop de mal à le reconnaître.
Pour Dany Boon c’est déjà plus difficile.
(*) source : www.legiondhonneur.fr
26 mars 2010, Un Commentaire
Voilà ce que c’est que de vouloir tenir un blog. Les sujets ne manquent pas, ce n’est pas tellement ça le problème.
J’avais prévu d’écrire sur ces formidables collections qu’on nous présente dans des pubs à la télé entre le monte-escalier Stana et le contrat d’assurance-vie qui permet de dormir tranquille quand vous avez 80 ans passés.
Ceux qui ont déjà été chez eux entre 13h30 et 13h50 savent de quoi je parle.
Bref, je voulais parler des figurines des rois de France et des canevas à tricoter.
« Dans ce premier numéro : « Médor le chien » à reproduire. En cadeau : sa laisse en bouts de laine. »
Et après plus rien.
Le numéro coûte un prix dérisoire : 2 euros pour la figurine de Louis XVI décapitée, avec en cadeau la tête et la colle pour la reconstituer.
Mais après si on veut la miniature d’Henri IV ou les canevas de « Max le chat » et « Titi le canari » on fait comment ? Je suis certaine que tous les marchands de journaux ne les ont pas et que le numéro 2, comme par hasard, coûte 20 euros.
Proprement scandaleux.
Tout ça pour dire que je pourrais en écrire des lignes à ce sujet. Mais je voulais surtout évoquer la difficulté de s’empêcher de parler de sujets disons plus politiques.
Je n’ai pas dit plus concernants car au regard des chiffres de l’abstention aux régionales certains sont manifestement plus concernés par leur canevas que par leur conseil régional.
Difficile de faire la part des choses lorsqu’on est citoyenne intéressée par la politique, blogueuse souhaitant donner son avis mais pas trop car journaliste aussi.
Je devrais m’abstenir de réagir aux polémiques Guillon et Zemmour… ou pas.
Ne mélangeons pas des propos punissables par la loi et l’impertinence. Qu’on la trouve drôle ou non, là n’est pas la question.
J’ai une liste longue comme le bras de comiques qui ne me font pas rire et qui, selon, moi, font donc mal leur travail. Si on devait attaquer tous ceux qui ne bossent pas correctement, imaginez!
Se moquer du physique est facile et pas franchement pertinent, selon moi, mais pour le reste je trouve les chroniques de Stéphane Guillon savoureuses.
Quant à l’arnaque des canevas et des figurines historiques je promets de m’en tenir, cette fois, à mon strict rôle de journaliste et de faire mes recherches.
« Le scandale des magazines qui ne paraissent qu’une fois, jamais deux. Enquête. »
18 mars 2010, 2 Commentaires
Prenez 80 Messieurs et Mesdames Tout le Monde, mettez-les sur un plateau télé, demandez-leur d’envoyer jusqu’à 460 volts à un autre Monsieur Tout le Monde s’il répond mal aux questions posées et voyez s’ils obéissent ou non.
81% d’entre eux n’hésitent pas à actionner les manettes à balancer du jus, simplement parce que Tania Young le leur a demandé.
Le but n’est pas de montrer à quel point l’homme peut-être cruel envers ses semblables mais bien de dire que nous nous soumettons à la télé comme si elle était une autorité aussi reconnue que les juges, les policiers, nos profs, nos patrons, nos parents…
L’objectif est atteint, et même surpassé. Le producteur du « Jeu de la mort » Christophe Nick lui-même ne s’attendait pas à un tel résultat.
[Lors d’une expérience similaire menée par Stanley Milgram entre 1961 et 1963 pour comprendre la soumission aux ordres des fonctionnaires nazis 62% des cobayes avaient obéi]
Au début ils hésitent, rient nerveusement, implorent Tania du regard. Mais continuent.
Ils sont désolés, disent ne pas avoir le choix, font ça involontairement.
Les cris de la personne qui reçoit les décharges (un comédien qui fait semblant de souffrir) n’y feront rien. La majorité n’hésitera pas à infliger un choc dangereux au « questionné » qui donne de mauvaises réponses.
Seuls 16 « cobayes » désobéiront.
Conclusion : demain la télévision peut organiser la mise à mort d’un individu comme divertissement. Flippant.
Et forcément se pose la question de savoir si on aurait été meilleur ou pire que ces gens si on avait été allemand [référence à Jean-Jacques Goldman dans « Né en 17 à Leidenstadt »] ou seulement sur ce plateau de télé poussé à infliger des décharges électriques à quelqu’un.
Sommes-nous tous dans un « état agentique » sans le savoir : a priori autonomes mais prêts à mettre un mouchoir sur nos valeurs à partir du moment où une autorité nous demande de lui obéir ?
Quant à imaginer que cette autorité puisse être le petit écran…
Le documentaire nous apprend que nous passons 14 ans devant la télévision, contre 9 ans au travail. Regarder la télé serait la 2ème activité après le sommeil.
Pas étonnant, conclut le documentaire, que l’on adhère alors aux valeurs qu’elle diffuse à travers les émissions de téléréalité cruelles, sadiques et humiliantes.
Je ne crois pas que le problème soit la télé mais plutôt notre capacité à nous résigner, à accepter l’inacceptable, à agir en bons petits soldats.
La raison : la solitude, l’isolement.
L’une des raisons pour lesquelles les cobayes de l’expérience ont obéi est qu’ils étaient livrés à eux-mêmes, sans personne pour les conseiller, les aider, les soutenir.
Comme la femme de ménage intérimaire baladée d’entreprise en entreprise pour une ou deux heures de travail par-ci par-là et qui ne revient pas prendre son service le lendemain sans que personne ne s’en émeuve. [Je viens de finir le livre de Florence Aubenas « Le quai de Ouistreham »]
Pas question de se rebeller : un travail, quel qu’il soit, est trop précieux. Il faut baisser la tête et encaisser.
A plusieurs plus facile de résister, à l’image de ces dizaines de sans-papiers qui ont réussi à faire plier leur patron qui voulait les employer en tant qu’auto-entrepreneurs, statut plus avantageux pour lui. Ils ont protesté et obtenu la promesse d’un CDI qui pourrait leur permettre de demander leur régularisation.
Alors oui mon raisonnement peut paraître naïf et limite pathétique mais « l’union fait la force ».
C’est ma grand-mère qui me l’a appris.
Elle devait en partie sa vie à des gens qui ont eu le courage de désobéir.
13 mars 2010, Aucuns Commentaires
La campagne officielle s’est terminée hier soir. Plus le droit de s’exprimer dans les médias, de faire de meetings, de distribuer des tracts, de serrer des mains sur les marchés, de faire de la propagande sur les réseaux sociaux…
Et pourtant il y a encore beaucoup de monde à persuader d’aller voter aux régionales.
J’ai donc cherché dans les professions de foi de bonnes raisons pour décider les indécis et les abstentionnistes, au moins les franciliens.
Voici donc quelques projets – piochés dans les dix programmes – qui pourraient changer votre quotidien s’ils se réalisaient :
-Il pourrait désormais y avoir dans les lycées des vigiles voire même une police de protection
-Les métros pourraient rester ouverts 24h/24 le week-end
-La présence policière sur le terrain et la vidéo protection pourraient être renforcés
-La population pourrait contrôler l’activité des banques et des entreprises
-60 lignes de bus express de banlieue à banlieue pourraient voir le jour
-60 000 logements par an, 20 000 logements pour les jeunes et 60 000 places pour les personnes handicapées ou dépendantes pourraient être créés
-Les lycées pourraient être accessibles aux associations et clubs sportifs le soir, le week-end et pendants les vacances
-Les transports pourraient être gratuits pour les chômeurs, les précaires et les jeunes et la carte orange ne coûter que 56 euros pour toutes les zones
-Une prime à la casse pour le remplacement des vieilles chaudières polluantes pourrait être instaurée
-Une allocation d’autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans à hauteur du SMIC pourrait être mise en place
Moi je pense que c’est la prime à la casse sur les chaudières en fin de vie qui va me décider, c’est sûr…ou pas.
Pour le reste des propositions il y en a certaines que je ne veux pas voir se réaliser.
Suffisant pour me sentir concernée et aller voter.
4 mars 2010, Aucuns Commentaires
« Three is a magic number ». Ils ont même été trouver une chanson pour dire à quel point manger du gouda, une faisselle ou boire du lait de brebis c’est magique.
« Ils » je parle de l’Union européenne qui finance cette campagne radio de matraquage du bien manger, mais aussi et surtout du CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière) à qui l’on doit déjà cette pub télé très spéciale avec des squelettes qui mettent K.O. un loup avant de se faire une orgie de lait aux pies d’une vache.
Si j’ai le malheur de la voir avant de me coucher j’avoue je dors pas bien…
Qu’attend le CSA pour mettre un petit avertissement en bas à droite de l’écran ? Certaines images peuvent (me) choquer.
Quand j’entends toutes ces publicités moralisatrices ça me fait l’effet « Yann Arthus-Bertrand », ce que j’appelle ainsi c’est ce sentiment immédiat et irrépressible que j’ai eu lorsque j’ai vu les dix premières minutes de « Home » : une furieuse envie de laisser couler mon robinet, d’allumer toutes mes lumières en même temps, d’aller me chercher un McDo en voiture et de jeter mes déchets sans même les compacter…
Je sais, les ours blancs ne me félicitent pas.
J’ai beau avoir une certaine conscience écologique et aimer manger de bonnes choses tous ces messages pour nous dire quoi faire et quoi manger (ou plutôt ne pas faire et ne pas manger) m’exaspèrent.
Et quand on sait que la publicité pour les produits laitiers est initiée par les entreprises qui ont intérêt à ce qu’on en mange on doute que ces conseils aient un réel intérêt nutritionnel.
J’ai donc décidé d’émettre mes propres recommandations car oui manger gras et sucré peut aussi être bon pour la santé, mentale du moins :
-parce que boire un café sans un carré de chocolat noir, une amande enrobée ou quelque autre sucrerie c’est moins bien qu’avec
-parce que vous avez déjà bu un thé à la menthe sans 1 kilo de sucre dedans et sans l’agrémenter d’une corne de gazelle ou d’un gâteau dégoulinant de miel ? Non ? Moi non plus
-parce que dans « entrée/plat/dessert » il y a surtout « dessert »
-parce que je vois pas l’intérêt d’une galette jambon/fromage si elles est pas suivie d’une crêpe au chocolat maison
-parce qu’un McDo de temps en temps, si c’est pas trop souvent, faut avouer que c’est quand même bien bon
-parce que du Nutella sans gras et sans sucre ce serait dégueulasse
-parce qu’une salade d’anniversaire ça existe pas
-parce que je connais pas de meilleur anti-dépresseur qu’une tablette de chocolat
Et c’est pas un yaourt nature qui fera cet effet là !
28 février 2010, Aucuns Commentaires
Du pain béni pour celui qui écrit.
Pas besoin de chercher bien loin des choses à raconter sur cette soirée.
Un conseil tout d’abord : prenez toujours la cérémonie en cours de route, on n’en rate jamais suffisamment.
Pas grand-chose à garder, si ce n’est cette magnifique prestation musico-animalière de Jeanne Balibar qui fait la truie du haut de ses talons de 12cm. Un poil pathétique. Applaudissement gênés.
Niels Arestrup lui est touchant, dommage qu’il n’arrive qu’à la poitrine de Laëtitia Casta car voilà ce qu’on retiendra de cette soirée : les seins de la mannequin-comédienne à travers une robe plus que transparente. Si encore elle était jolie (je parle de la robe)…
Le duo Gad Elmaleh/Valérie Lemercier fait ce qu’il peut pour dérider une assemblée toujours aussi guindée.
La blague sur l’entrée des artistes (je ne vous fais pas de dessin), je l’avoue, aurait pu m’amuser si elle n’était adressée sous forme de clin d’œil déplacé à Frédéric Mitterrand. Douteux.
Bientôt tout bascule, oubliés les Césars place aux Victoires de la musique ou plutôt au concert des Enfoirés : Gad, Valérie et les chœurs du Châtelet poussent la chansonnette, une version bien à eux du « Je t’aime » de Lara Fabian pour rendre hommage aux artisans du cinéma. Bel effort.
Heureusement que les Américains sont là pour élever le niveau.
César de la classe américaine à Sigourney Weaver qui s’efforce de parler français avec son charmant accent pour rendre hommage à Harrison Ford.
Même cette assemblée rigide trouve la force de se lever pour lui faire une standing ovation.
Puis c’est reparti pour les larmes, les bisous aux mamans. Ah les mamans ! Sans qui personne ne serait là à l’heure qu’il est…
Même Adjani tombe dans cette facilité – erreur de débutante – pourtant c’est son 5ème César. Mince Isabelle, pas toi ! (je ne parlerai pas de mon long questionnement sur ses joues pour savoir si c’était du Delajoux…ou pas)
On aura au moins appris que Diam’s l’a inspirée pour « La journée de la jupe ».
Parlant de boulette, Depardieu n’en loupe pas une en continuant dans le mauvais goût : après l’entrée des artistes il évoque le chemin boueux emprunté par les chinois (dixit le fameux proverbe) quand la rivière coule rouge…
Y a du niveau ce soir.
Le duo comique a bien essayé de la jouer artistes engagés en parlant identité nationale dans un sketch enregistré. Raté.
Dommage que « Welcome » n’ait rien raflé, le discours aurait peut-être été un peu moins lisse.
Heureusement Jacques Audiard profite de ses neuf venues sur scène pour se faire le porte-voix de Philippe Lioret et afficher son soutien aux sans-papiers.
Si le cinéma peut nourrir le débat politique on se dit que cette cérémonie n’est pas complètement vaine. Enfin cette réflexion n’est possible que si l’on a eu le courage de tenir les 179 minutes précédant cette seule minute utile.
24 février 2010, Un Commentaire
Voilà ce que c’est que de s’absenter une semaine.
Cinq jours de tournage en terres corréziennes, de belles rencontres, des péripéties, du temps passé avec des gens, loin du web.
Et pourtant le clavier m’a démangé. Les sujets n’ont pas manqué.
Agacée j’étais devant cette mise en scène obscène dont seuls les Etats-Unis ont le secret.
Tiger Woods faisant son mea culpa devant les caméras. Après avoir trompé sa femme il trompe son monde. Ce n’est pas sa confiance qu’il veut reconquérir mais bien évidemment celle de ses sponsors.
Mascarade médiatique qui a fait le tour des écrans du monde, même le Dalaï-Lama y est allé de son conseil de sage au golfeur repenti.
La foi, voilà le secret pour « l’auto-discipline ». Pas sûr que cela lui suffise. Pas sûr non plus que ce soit sa prétendue « addiction sexuelle » le problème.
De l’énervement encore en apprenant que l’info avait un prix : 10 millions d’euros dépensés jusqu’à présent pour tenter de libérer les deux journalistes enlevés en Afghanistan, selon le chef d’état-major des armées.
La direction de France Télévisions s’interroge sur la pertinence d’une telle déclaration, ils ne sont pas les seuls…
Cette semaine où l’Islam s’invite de nouveau dans le débat sous la forme d’un hamburger.
Un Quick de Roubaix ne propose plus que de la viande hallal, le maire crie au scandale.
Moi ce qui m’a frappé c’est que la version classique au bacon a l’air tout aussi immangeable que la version hallal à la dinde fumée.
N’y voyez pas une prise de position communautariste, la marque ne fait que surfer sur un marché qui fait recette.
Et Total qui n’en finit pas de faire des bénéfices. Et licencie. Des salariés qui bloquent les raffineries. Des automobilistes bientôt privés d’essence ?
S’il faut en passer par là pour s’apercevoir que quelque chose ne tourne pas rond ça vaut bien quelque pompes à sec.
Pendant ce temps-là la disparition à 90 ans de Walter Frederick Morrison, l’inventeur du frisbee, est passée totalement inaperçue.
Voilà c’est ça l’info vue dans le rétro une semaine après, ça fait aussi mal qu’un retour de frisbee dans la figure.